PROGRAMME MULTIPARTENAIRE DE LA FAO EN COTE-D’IVOIRE : LES BENEFICIAIRES OUTILLES SUR LES TECHNIQUES DE TRANSFORMATION DU MANIOC EN PLUSIEURS AUTRES PRODUITS A SONGHAÏ

En Côte-d’Ivoire, les femmes transformatrices du manioc ont bénéficié de l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture FAO pour améliorer et diversifier leurs activités de production. Grâce aux Programmes Multipartenaires (FMM) de l’organisation, elles ont en effet été outillées sur les techniques de transformation du manioc en différents produits et la valorisation des sous-produits dérivés de cette transformation. La formation assurée par le Centre Régional Songhaï, s’est déroulée en deux phases ; une première sur le site du Centre Songhaï à Porto-Novo au Bénin et la seconde dans plusieurs villes de la Côte-d’Ivoire.

A Songhaï Ouando au Bénin, ce sont sept (07) femmes, représentant différents groupements de femmes transformatrices du manioc en attiéké en Côte-d’Ivoire, qui ont séjourné du 21 au 25 août 2017. Un séjour qui leur a permis d’en apprendre plus sur le processus de fabrication des autres produits dérivés du manioc tels que le gari, le tapioca, l’amidon, ainsi que les domaines dans lesquels la farine de manioc peut être utilisée ; la boulangerie et la pâtisserie notamment. Elles ont également appris comment valoriser les sous-produits issus de la transformation du manioc pour la nutrition animale ou la production du biogaz, et découvert comment contrôler le taux d’acidité du attiéké. Léance Affoué Koffi, en tant que professionnelle en matière de production du attiéké en Côte-d’Ivoire, déclare avoir tout de même reçu quelques notions en plus dans ce domaine. La Secrétaire Générale de l’Association des femmes transformatrices du manioc de Yamoussoukro sait désormais comment préparer le ‘‘mangnan’’ (manioc fermenté) pour contrôler le niveau d’acidité de son attiéké. De même, Marie-Jeanne Kramo sait aussi de son côté quelle activité entamer en premier pour diversifier ses sources de revenu. La responsable de la plateforme manioc de Bouaké est décidée à se lancer dans la production du gari et initier les femmes des dix-sept (17) villages qu’elle encadre, à cette activité.

L’accent étant mis au cours de cette formation, sur le processus de production industrielle, tout en respectant la qualité, les bénéficiaires ont eu également à s’initier à l’utilisation des machines de la chaîne de transformation du manioc. Qu’il s’agisse donc de la Rappeuse pour le broyage, la Presse à double vis pour presser le ‘‘mangnan’’ et le Rouleur-calibreur pour avoir des grains d’attiéké bien roulés et selon le calibre voulu, ces différentes machines n’ont plus aucun secret pour ces femmes à la tête de différents groupements féminins en Côte-d’Ivoire. « Cette formation était importante pour elles dans la mesure où elles se retrouvent dans un environnement qui leur permet d’élargir leur vision, d’avoir des idées plus entreprenantes, pour diversifier leurs sources de revenus », a expliqué le spécialiste en agroalimentaire et nutrition dépêché depuis le siège de la FAO à Rome, pour superviser ce programme.

L’étape de la Côte-d’Ivoire

Le but, en effet des projets FMM implémentés dans huit (08) pays d’Afrique, est d’aider les femmes impliquées dans la chaîne de valeur, à diversifier leur production et avoir accès à un marché plus large. D’où l’importance de leur apporter une assistance technique et un appui pour la formulation des politiques qui permettent de réduire les obstacles qu’elles rencontrent souvent. L’acquisition à leur profit, d’équipements améliorés pour la transformation du manioc, réalisés à Songhaï, entre également dans ce cadre. Ainsi, après l’étape de Porto-Novo au Bénin, une série d’autres formations dans plusieurs villes de la Côte-d’Ivoire, a suivi. Deux techniciens du Centre Songhaï ont donc séjourné du 20 septembre au 06 octobre 2017, dans les villes de Yamoussokro, Grand Lahou, Bouaké, Dabou, Adzopé, San Pédro et Tankesse, pour assurer le transfert de technologies à un grand nombre de femmes transformatrices ainsi que quelques artisans, en fabrication et utilisation desdits équipements. A l’image de leurs responsables au Centre Songhaï Ouando à Porto-Novo, les femmes transformatrices des villes sus-citées, ont également été formées et sensibilisées sur les techniques de gestion, valorisation de sous-produits du manioc et les pratiques d’hygiène.

« C’est un grand soulagement pour nous », reconnait Léance Affoué Koffi, qui voit déjà la qualité et la quantité de production du attiéké décuplées au niveau de son groupement. Tout en remerciant la FAO pour son initiative, Marie-Jeanne Kramo Akissi, rencontrée sur le terrain en Côte-d’Ivoire, aurait souhaité qu’après les machines, la FAO les aide aussi à « importer » de Songhaï, sa technologie de production du biogaz. 

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