Vingt-quatre (24) jeunes producteurs, venus de la Côte-d’Ivoire, du Mali, du Kenya et de la Zambie, suivent depuis le lundi 27 février 2017, au Centre Songhaï à Porto-Novo, un programme spécial de renforcement des capacités initié par l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). D’une durée de six (06) semaines, ce programme devrait permettre aux participants d’être plus productifs et plus dynamiques dans les affaires, en matière d’entreprenariat agricole.

C’est partant du constat qu’en Afrique, les taux de rendement agricole demeurent faibles, et qu’il existe aussi de nombreuses opportunités inexploitées pour maximiser la production durable, que la FAO a décidé de multiplier les actions visant une « intensification durable de la production agricole et le développement des chaînes de valeurs ». La formation des vingt-quatre jeunes gens venus de quatre pays d’Afrique, à raison de six (06) par pays, s’inscrit donc dans ce cadre. Tous entrepreneurs agricoles déjà installés sur le terrain selon leur domaine d’activité, ils acquerront au Centre Songhaï de nouvelles notions certes, mais surtout les qualités et aptitudes qui feront d’eux, des leaders socioéconomiques, principaux vecteurs de développement.

Selon Ruhiza Boroto, Coordonnateur de l’Initiative Régionale de la FAO pour l’intensification durable de la production agricole et le développement des chaînes de valeur, « les opportunités qu’offrent le continent africain en matière d’entreprenariat agricole, sont de loin supérieures aux défis auxquels les africains doivent faire face ». Ainsi, pour le Représentant de la FAO à la cérémonie de lancement de la formation, qui a eu lieu le lundi 27 février 2017 au Centre Songhaï à Porto-Novo, « l’agriculture peut bien enrichir l’Afrique et les africains ». Ruhiza Boroto sera soutenu dans ses propos par le Fr Godfrey Nzamujo, directeur du Centre Songhaï, qui rassure quant au choix porté sur son institution pour assurer la formation des producteurs. Le Frère Nzamujo reviendra notamment sur la vision du Centre Songhaï, qui est d’« avoir une Afrique développée grâce à une nouvelle génération de ressources humaines capables de mobiliser les ressources intérieures et extérieures pour créer des biens et services qui répondent effectivement aux défis actuels ». A en croire le directeur, l’approche systémique et les valeurs morales enseignées à Songhaï constituent le socle même du développement en Afrique.   

Ce programme de renforcement des capacités parrainé par le bureau régional de la FAO pour l’Afrique concerne neuf pays pilotes : le Cameroun, la Côte-d’Ivoire, le Kenya, le Mali, le Mozambique, la RDC, le Rwanda, le Tchad et la Zambie. Pour cette première édition, quatre (04) sont concernés. La sélection des candidats se fait au niveau national par l’intermédiaire des ministères de l’agriculture, mais en collaboration avec les représentations locales de la FAO. Comme profil requis, il faut être jeune, dynamique, travailleur et vraiment impliqué sur le terrain.

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