Aujourd’hui entrepreneur agricole, Mohamed Gbadamassi parie sur l’agriculture pour concrétiser son rêve : devenir riche.

Nos lecteurs aimeraient vous connaître.

Mohamed Gbadamassi : Je suis GBADAMASSI Mohamed Taofik (GMT), de la 54ème promotion des élèves fermiers à Songhaï-Ouando. Je suis en fin de formation et je sors en tant qu’entrepreneur agricole.

Avant d’intégrer Songhaï pour cette formation, que faisiez-vous ?

GMT : Avant Songhaï, j’étais un étudiant. J’étudiais le droit sur le campus d’Abomey-Calavi. C’est en 2ème année que je me suis permis de laisser ma formation en droit pour aller à l’agriculture. C’est ainsi que j’ai intégré Songhaï.

Pourquoi ce choix ?

GMT : Tout petit, je n’aimais pas l’agriculture parce que j’ai grandi en ville et pour moi, c’était un travail de paysan, un travail de pauvre. Puisque d’habitude, quand je rentre au village, j’observe que les paysans sont toujours pauvres, c’est eux qui se plaignent toujours. Donc pour moi, c’était un travail de pauvre alors que j’ai envie d’être riche. 

Mais avec le temps, en grandissant, j’étudiais et je comprenais les choses autrement. Je militais dans une association, l’ACEEMUB (Association Culturelle des Elèves et Etudiants Musulmans du Bénin). J’en étais le représentant au niveau local. L’association a voulu faire une sortie qui nous permettrait de découvrir et d’apprendre des choses que nous ne connaissions pas. Le Centre Songhaï était l’un des sites que nous avons ciblés ; et c’est ainsi que nous avons fait la visite de Songhaï. C’est là que j’ai découvert ce que  l’agriculture était en réalité. Cela m’a impressionné et c’est ainsi que j’ai commencé à prendre gout pour l’agriculture. Mais j’étais encore en classe de seconde.

C’est donc plus tard que j’ai intégré le campus où, déjà en première année, nous étions près de deux mille (2000) étudiants. J’ai toujours beaucoup réfléchi à ma vie, et je réfléchissais alors à ce que je ferais après ma formation universitaire. Et compte tenu de l’effectif pléthorique, je me demandais s’il y avait vraiment quelque chose qui promettait, dans ces conditions. Je me souvenu de la visite que j’avais faite à Songhaï et j’avais envie de revivre cela. Je me suis donc rendu à Songhaï pour prendre des renseignements par rapport à la formation en tant que stagiaire bien sûr. C’est là qu’on m’a informé du recrutement d’une nouvelle promotion d’élèves fermiers. J’ai déposé mon dossier pour le test qui a marché et voilà comment je suis entré en formation en entreprenariat agricole à Songhaï.

Partagez avec nous comment vous avez vécu les dix-huit (18) mois de formation à Songhaï.

GMT : D’abord, je remercie franchement le ciel, mes parents, tous ceux qui m’ont soutenu. Je suis venu à Songhaï comme un cahier vierge ; je n’avais aucune notion de l’agriculture. Je ne connaissais ni la houe, ni l’agriculture ; j’étais bleu. Mais avec de la volonté et un peu de courage, j’ai beaucoup appris sur l’agriculture. Ces 18 mois de formation ont été vraiment difficiles parce que c’était un monde nouveau pour moi, c’était une autre méthode de vie. Etudiant, sur le campus, mon problème était d’aller suivre les cours, rentrer à la maison, dormir, suivre les séries (films).

A Songhaï, ce n’était pas ça. Tout au début, pendant les trois premiers mois, il y a une phase qu’on appelle la phase de découverte qui m’a vraiment secoué. On travaillait ardûment. Sérieusement ! Nous étions entrainés à pourvoir être très dynamiques sur le terrain. Ce que je n’avais jamais vécu. Donc, ça n’a pas été facile du tout au début. Mais j’avais de la volonté.

Je signale que mes parents n’étaient pas d’accord avec moi à cause de ce choix. Ils ne concevaient pas que je laisse mes études universitaires pour aller me faire former en agriculture. Ils trouvaient que j’allais rester au village et donc, ils s’y opposaient farouchement. J’ai dû insister et persister sérieusement. Ce fut vraiment un grand débat entre mes parents et moi. Je me rappelais tout cela et je me disais donc que malgré les difficultés du début de formation à Songhaï, je ne pouvais me permettre de rebrousser chemin. Je devais faire preuve de courage et prouver coûte que coûte aux parents que j’avais raison, que j’avais fait le bon choix. C’est ce qui m’a motivé et m’a permis de pouvoir vraiment tenir et aujourd’hui, j’ai fini la formation ; j’ai beaucoup appris sur l’agriculture et surtout du Centre Songhaï.

Et aujourd’hui, vos parents sont-ils contents de vous, de ce que vous êtes en train de devenir  après cette formation ?

Pour lire la suite de l’entretien, cliquez sur ce lien : ENTRETIEN: DU DROIT A L’AGRICULTURE, LA BELLE HISTOIRE D’UN ELEVE FERMIER SONGHAÎ PRENOMME MOHAMED

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