« La pauvreté en Afrique est le mal dont nous souffrons réellement… Les questions de sorcellerie, de meurtres, de jalousie et autres, sont toutes liées à la pauvreté…mais c’est possible d’inverser la tendance avec le modèle Songhaï ». Ainsi s’est exprimé Ferdinand Vanga Adja, Vice-président de l’université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo dans le Nord de la Côte-d’Ivoire, lors de son passage au Centre Régional Songhaï le mardi 13 mai dernier. Le sociologue de développement et de l’environnement était à la tête d’une délégation des Universités Péléforo Gon Coulibaly et d’Abomey-Calavi, qui a visité le centre ce mardi. Une visite conduite par le Frère Godfrey Nzamujo et qui a duré près de deux heures d’horloge ; le temps pour les visiteurs de s’imprégner vraiment du mode de fonctionnement du centre.

Cette visite a ainsi permis de poser les jalons d’un futur partenariat entre l’Université Péléféro et le Centre Songhaï ; le Vice-président a fermement promis de revenir pour formaliser le partenariat. Pour lui, la pauvreté en Afrique n’est pas une fatalité et le Centre Songhaï interpelle chacun des africains à travers son modèle de développement qui prône l’utilisation des ressources locales disponibles pour créer les biens et services adaptés aux besoins des communautés. Pour le chargé de la planification, de la programmation et des relations extérieures de l’Université Péléforo Gon Coulibaly, la question de développement, « ce n’est pas avoir des immeubles, des gratte-ciels et autres, mais c’est d’abord le mieux-être, le minimum pour se nourrir… tout le reste suivra ». C’est fort de cela que Ferdinand Vanga Adja a déclaré que l’Université dont il est le vice-président a une vocation agropastorale et que le Centre Songhaï inspire véritablement la délégation. Le directeur de l’institut de gestion agropastorale de l’Université étant de la délégation, ils vont tous réfléchir aux possibilités d’appliquer le modèle Songhaï dans le Nord de la Côte-d’Ivoire, et aider par la même occasion, les communautés locales en partageant avec eux cette expérience du Centre Songhaï. Ceci permettra aux populations locales, renchérit-il, au lieu d’émigrer tous vers le Sud du pays, de rester au Nord, d’avoir des réalisations soutenues par l’université, et de développer ensemble leur communauté.

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